ARTEMISIA and CO


DISTURBING CANDIDATES

Après quatre heures de visite, Peter Seeberger et son adjoint, Kerry Gilmore, assoient leurs doubles mètres respectifs. Les deux colosses affichent leur confiance. « Si je n’étais pas optimiste, je n’aurais pas accepté que vous veniez jusqu’à nous », nous dit le directeur de l’Institut Max Planck, à Potsdam, en Allemagne. Son enthousiasme est contagieux. Le chercheur nous laisse entendre qu’un premier laboratoire aurait déjà livré des conclusions positives. Si le deuxième les confirme, alors… « Nous allons subir une pression énorme. » Au moment où il nous parle, début mai, il ignore qu’il lui faudra attendre presque deux mois avant de connaitre la réponse. Le détail des résultats a enfin été communiqué lors d’une conférence de presse mercredi 24 juin.

After months of analyzes, the Max Planck Institute in Potsdam in Germany announced on Wednesday June 24 that extracts of dried Artemisia have been shown to be effective, in the laboratory, in the fight against the Covid19 virus. Clinical trials are about to be launched in the United States and Mexico on patients with the coronavirus.

Pour la première fois, une équipe de scientifiques a pu affirmer que l’Artemisia agit contre le Covid19. Curieusement, l’artémisinine, la molécule la plus efficace contre le palu, n’a pas eu d’effets contre le coronavirus. « J’étais surpris de constater que les extraits d’Artemisia annua fonctionnent mieux que les dérivés d’artémisinine pure et qu’en ajoutant du café l’activité est stimulée », a expliqué Klaus Osterrieder, professeur de virologie à la Freie Universität de Berlin. Les tests ont été menés avec des plantes produites aux Etats-Unis dans d’anciens champs de tabac dans le Kentucky. C’est dans le même Etat que seront lancés d’ici quelques jours les premiers tests cliniques. “Nous sommes déjà en train d’en mener à l’université du Kentuky”, a expliqué Jill Kolesar, professeur de pharmacologie, qui a annoncé lors de la conférence de presse du 24 juin l’incorporation de deux nouveaux bras dans ces essais: un premier avec des tisanes d’Artemisia à base de thé ou de café commercialisées par la firme américaine ArtemiLife — une société créée à l’initiative de l’Institut Max Planck de Potsdam — et un second avec de l’Artesunate, un médicament utilisé contre le paludisme et qui fait aussi l’objet de recherches dans la lutte contre le cancer.

Déjà, lors de notre rencontre, le professeur Peter Seeberger nous avait expliqué que deux hôpitaux devaient entreprendre des essais cliniques dès la publication des résultats. «En temps normal, ce travail prend plusieurs mois. Mais, vu le contexte, un mois devrait suffire.» Ainsi, d’ici la fin de l’été, le feuilleton Artemisia pourrait enfin être élucidé.

Le 1er mai, Potsdam a des airs sinistres. Le palais voisin de Sanssouci, où Voltaire fut accueilli en chef d’Etat par le roi de Prusse Frédéric II, est fermé depuis des semaines. Même calme plat à Potsdam-Golm, cette mini-ville dédiée à la recherche. Devant la jungle des bâtiments de l’Institut Max Planck, ce sont d’habitude des milliers de scientifiques du monde entier qui se croisent. Télétravail oblige, ils sont moins d’une centaine lors de notre visite. La moitié d’entre eux officient dans le département biologie moléculaire de Peter Seeberger.

Cette absinthe chinoise utilisée depuis la nuit des temps présente aujourd’hui le traitement le plus efficace contre le paludisme

La cinquantaine dynamique, ce chercheur en bactériologie, formé aux Etats-Unis, est d’une franchise désarmante. Adepte des médecines traditionnelles chinoises, par lesquelles il a soigné ses allergies, il s’est très tôt intéressé à l’artemisia, « l’absinthe chinoise », utilisée depuis la nuit des temps d’abord pour ses vertus aphrodisiaques et antihémorroïdaires, puis pour son efficacité contre le paludisme, cette maladie parasitaire qui, aujourd’hui encore, fait plus de 400 000 morts par an. Les Chinois doivent même à cette plante une victoire militaire… contre les Américains.

Dans les années 1960, les soldats Viêt-cong sont décimés par la fièvre tandis que, grâce à leur traitement à base de chloroquine, les GI résistent. Mao fait alors glisser dans les stocks de munitions destinés à ses alliés son arme de destruction massive contre “Plasmodium falciparum“, ce parasite transmis par la piqûre de moustique, à l’origine du paludisme. Les cargaisons d’artemisia vont permettre à Hô Chi Minh de soigner ses troupes et de renverser le rapport de force. Etrange facétie de l’histoire, la guerre qui oppose alors la Chine et les Etats-Unis distingue ainsi deux remèdes contre le palu : la chloroquine et l’artemisia. En 1972, la chercheuse en pharmacie chinoise Tu Youyou réussit à isoler l’un des principes actifs de la plante, l’artémisinine.

Une plante Artemisia dans l'une des exploitations créés sous l'impulsion de la Maison de l'Artemisia fondée par Lucile Cornet-Vernet
Une plante Artemisia dans l’une des exploitations créés sous l’impulsion de la Maison de l’Artemisia fondée par Lucile Cornet-Vernet © DR

Regroupées sous l’appellation CTA, les combinaisons thérapeutiques à base de cette substance seront reconnues par l’OMS comme le traitement le plus efficace contre le paludisme et délivrées massivement en Afrique et en Asie du Sud-Est. Les résultats sont éloquents : entre 2000 et 2012, le taux de mortalité par paludisme chute de 45 % ! Les grands laboratoires craignent alors d’être les victimes de leur succès et de manquer d’artémisinine. On se creuse la tête pour pallier une potentielle pénurie. Tandis qu’à Garessio, en Italie, le groupe Sanofi lance la production d’une variété semi-synthétique, les chercheurs de l’Institut Max Planck travaillent sur une amélioration du rendement, en modifiant notamment le mode d’extraction du principe actif : « Au lieu d’utiliser de grandes cuves de fermentation, explique Peter Seeberger, nous avons eu recours à des tuyaux et ça a marché. » Trois ans plus tard, une doctorante de l’équipe allemande suggère l’emploi d’un photocatalyseur on ne peut plus naturel : la chlorophylle. Publiée en 2018 dans la revue « Angewandte Chemie », sa découverte fait sensation. « Il fallait juste y penser », lâche Seeberger avec un grand sourire. « C’est dingue que personne ne l’ait fait avant », commentait à l’époque le professeur Oliver Kappe, cité par le journal Le Monde. Peter Seeberger travaille aussi sur la qualité des semences. Son équipe a créé une société aux Etats-Unis, ArtemiLife, qui transforme les anciens champs de tabac du Kentucky en plantations d’artemisia. La plante de vie au lieu de la plante de la mort…

Ses projets prennent une tout autre envergure lorsqu’il découvre les expériences menées par Thomas Efferth, professeur de l’université Johannes Gutenberg, à Mayence : « Il est le premier à avoir démontré que l’artémisinine était active contre le cancer. » L’artemisia est-elle la nouvelle plante miracle ? Pourquoi pas…

Dès l’apparition du Covid-19, Peter Seeberger se rappelle que, pendant l’épidémie de Sras, elle était prescrite par les médecins chinois

En janvier, il décide donc de mener des tests moléculaires pour faire réagir la plante et son principe actif contre des cellules infectées par le virus. Un laboratoire danois accepte la mission au pied levé. A cause des règles de distanciation, la livraison des plantes ne peut avoir lieu dans les locaux. Les grands sacs en toile de jute remplis de feuilles pilées sont échangés sur un parking.

« On aurait dit un trafic de drogue », s’amuse Peter. Un deuxième laboratoire, à Berlin, propose de se joindre à l’expérience et, le 8 avril, l’Institut Max Planck en fait l’annonce officielle. Au même moment, en France, le téléphone de Lucile Cornet-Vernet, directrice de La Maison de l’artemisia, vibre en continu. « Ce qui se passe est incroyable ! » s’exclame-t-elle en nous accueillant dans sa propriété de l’Oise. Lucile se bat depuis sept ans pour faire connaître les vertus de la plante. Elle reçoit en temps réel des informations de 200 médecins, chercheurs et agriculteurs, africains pour la plupart. Pour cette orthodontiste parisienne, tout a commencé avec le récit d’un ami, l’écrivain-voyageur Alexandre Poussin, miraculeusement guéri du paludisme grâce à des tisanes d’artemisia. Elle crée en 2013 l’association destinée à faire connaître le remède naturel et, bientôt, accompagne dans 23 pays la création de 81 « Maisons », autant de coopératives aidant les agriculteurs à produire, puis à trouver des filières de distribution.

Le Dr. Jérôme Munyangi et Lucile Cornet-Vernet, fondatrice de la Maison de l'Artemisia, chez elle dans l'Oise, le 7 mai 2020.
Le Dr. Jérôme Munyangi et Lucile Cornet-Vernet, fondatrice de la Maison de l’Artemisia, chez elle dans l’Oise, le 7 mai 2020. © Pascal Rostain / Paris Match

Au Togo et au Bénin, la plante se vend en pharmacie ; ailleurs, sur les marchés. En 2015, la Française aide un jeune étudiant en médecine de la République démocratique du Congo (RDC), Jérôme Munyangi, à tester l’effet des tisanes d’artemisia sur des personnes atteintes de palu. Si son enquête présente des défauts de méthodologie – « Nous n’avions que 14 000 euros » –, elle révèle des résultats stupéfiants. Preuve de sa pertinence, la tête de Munyangi est mise à prix par les mafias des faux médicaments. Empoisonné en RDC, il doit se réfugier à Paris. En avril dernier, le chercheur reçoit un curieux message : un conseiller du président Félix Tshisekedi lui adresse une capture d’écran de sa carte de visite, puis lui annonce que le chef d’Etat est prêt à lui envoyer un jet privé pour le ramener au pays… L’Afrique ne veut pas laisser passer la chance de l’artemisia. Lucile Cornet-Vernet a adressé, le 20 mars, un courrier à une vingtaine de ministres de la Santé, leur suggérant de « réaliser des études complémentaires pour confirmer l’efficacité de cette plante ».

Un mois plus tard, Andry Rajoelina, le président de Madagascar, annonce la distribution d’artemisia à sa population. Le 30 avril, alors que le professeur Seeberger attend à Potsdam des nouvelles de ses tests cellulaires, des présidents africains réunis en visioconférence débattent déjà de la généralisation du « Covid-Organics », le terme inventé par le président malgache pour désigner la tisane d’artemisia. S’ils ne détiennent pas encore de preuve scientifique, tous partagent la conviction que ce n’est pas un hasard si les pays touchés par le paludisme semblent épargnés par le Covid-19. Même « coïncidence » en Asie du Sud-Est. Pour cause de traitement, le nombre de malades atteints du palu dans la région du Mékong a chuté de 95 % entre 2010 à 2018, et le Vietnam ne compte alors aucune victime du Covid-19.

Le professeur Didier Raoult l’a pressenti : le continent africain pourrait être épargné, du fait, entre autres, de la consommation de traitements antipaludiques. Argument repris à l’époque par Donald Trump : « C’est parce que les populations prennent de la chloroquine », claironne-t-il lors d’une conférence de presse. Il ignore que, depuis longtemps, la chloroquine n’est pratiquement plus prescrite contre le paludisme. Quarante-cinq ans après la chute de Saïgon, l’artemisia a gagné cette guerre contre la chloroquine. Sera-t-elle assez coriace pour anéantir le Covid-19 ? Mercredi 24 juin, un grand pas a été franchi avec l’annonce du professeur Seeberger. Désormais que l’efficacité de la plante miracle a été prouvée en labo, elle reste à prouver In Vivo, donc dans le corps humain. La réponse dans quelques mois.

Enquête Vanessa Boy-Landry

For the first time, a team of scientists has been able to affirm that Artemisia acts against Covid19. Oddly enough, artemisinin, the most effective molecule against malaria, had no effect against the coronavirus. “I was surprised to find that the extracts of Artemisia annua work better than the pure artemisinin derivatives and that by adding coffee the activity is stimulated”, explained Klaus Osterrieder, professor of virology at the Freie Universität of Berlin. The tests were carried out with plants produced in the United States in former tobacco fields in Kentucky. It is in the same state that the first clinical tests will be launched within a few days. “We are already in the process of carrying out this at the University of Kentuky”, explained Jill Kolesar, professor of pharmacology, who announced at the press conference on June 24 the incorporation of two new arms in these trials: a first with Artemisia herbal teas made from tea or coffee marketed by the American firm ArtemiLife – a company created on the initiative of the Max Planck Institute in Potsdam – and a second with Artesunate, a drug used against malaria and which is also the subject of research in the fight against cancer.

Already, during our meeting, Professor Peter Seeberger had explained to us that two hospitals had to undertake clinical trials as soon as the results were published. “Normally, this work takes several months. But, given the context, a month should be enough. ” Thus, by the end of the summer, the soap opera Artemisia could finally be elucidated.

On May 1, Potsdam looks grim. The neighboring Sanssouci Palace, where Voltaire was welcomed as Head of State by the Prussian King Frederick II, has been closed for weeks. Even dead calm in Potsdam-Golm, this mini-city dedicated to research. In front of the jungle of the buildings of the Max Planck Institute, it is usually thousands of scientists from all over the world who pass each other. Telework requires, there are less than a hundred during our visit. Half of them work in the molecular biology department of Peter Seeberger.

This Chinese wormwood, used since the dawn of time, today presents the most effective treatment against malaria.

The dynamic fifties, this bacteriology researcher, trained in the United States, is disarmingly straightforward. Adept of traditional Chinese medicines, by which he treated his allergies, he was very early interested in artemisia, “Chinese wormwood”, used since the dawn of time first for its aphrodisiac and anti-hemorrhoidal virtues, then for its effectiveness against malaria, this parasitic disease which, even today, kills more than 400,000 per year. The Chinese even owe this plant a military victory… against the Americans.

In the 1960s, the Viêt-cong soldiers were decimated by fever while, thanks to their chloroquine-based treatment, the GIs resisted. Mao then slipped into the stockpiles of ammunition intended for his allies his weapon of mass destruction against “Plasmodium falciparum“, this parasite transmitted by the bite of the mosquito, at the origin of malaria. The shipments of artemisia will allow Ho Chi Minh to heal his troops and reverse the balance of power. A strange joke of history, the war between China and the United States thus distinguished two remedies for malaria: chloroquine and artemisia. In 1972, Chinese pharmacy researcher Tu Youyou successfully isolated one of the plant’s active ingredients, artemisinin.

Grouped under the name CTA, the therapeutic combinations based on this substance will be recognized by WHO as the most effective treatment against malaria and widely delivered in Africa and Southeast Asia. The results speak for themselves: between 2000 and 2012, the malaria mortality rate fell by 45%! The big laboratories then fear to be the victims of their success and to run out of artemisinin. We are racking our brains to overcome a potential shortage. While in Garessio, Italy, the Sanofi group is launching the production of a semi-synthetic variety, researchers at the Max Planck Institute are working on improving yield, in particular by modifying the method of extraction of the active principle: “Instead of using large fermentation tanks,” says Peter Seeberger, “we used pipes and it worked. Three years later, a doctoral student from the German team suggested the use of a very natural photocatalyst: chlorophyll. Published in 2018 in the journal “Angewandte Chemie”, his discovery caused a sensation. “You just had to think about it,” says Seeberger with a big smile. “It’s crazy that no one has done that before,” said Professor Oliver Kappe at the time, as quoted by Le Monde. Peter Seeberger also works on seed quality. His team has created a company in the United States, ArtemiLife, which turns Kentucky’s old tobacco fields into artemisia plantations. The plant of life instead of the plant of death …

His projects took on a whole new dimension when he discovered the experiments carried out by Thomas Efferth, professor at Johannes Gutenberg University in Mainz: “He was the first to demonstrate that artemisinin was active against cancer. “Is artemisia the new wonder plant? Why not…

From the onset of Covid-19, Peter Seeberger remembers that during the SARS epidemic it was prescribed by Chinese doctors

In January, he therefore decides to conduct molecular tests to make the plant and its active ingredient react against cells infected by the virus. A Danish laboratory accepts the mission at short notice. Due to distancing rules, the delivery of plants cannot take place on the premises. Large burlap sacks filled with crushed leaves are exchanged in a parking lot.

“It looked like a drug deal,” laughs Peter. A second laboratory, in Berlin, offered to join the experiment and, on April 8, the Max Planck Institute made the official announcement. At the same time, in France, the phone of Lucile Cornet-Vernet, director of La Maison de l’Artemisia, vibrates continuously. “What is happening is incredible! “She exclaims, welcoming us to her property in Oise. Lucile has been fighting for seven years to promote the virtues of the plant. It receives real-time information from 200 doctors, researchers and farmers, mostly Africans. For this Parisian orthodontist, it all started with the story of a friend, the writer-traveler Alexandre Poussin, miraculously cured of malaria thanks to herbal teas of artemisia. In 2013, she created the association intended to publicize the natural remedy and, soon, is supporting the creation of 81 “Houses” in 23 countries, as many cooperatives helping farmers to produce and then to find distribution channels.

In Togo and Benin, the plant is sold in pharmacies; elsewhere, in the markets. In 2015, the Frenchwoman helped a young medical student from the Democratic Republic of Congo (DRC), Jérôme Munyangi, to test the effect of artemisia herbal teas on people with malaria. While her investigation has methodological flaws – “We only had 14,000 euros” – it reveals staggering results. Proof of its relevance, the head of Munyangi is put at a price by the mafias for fake drugs. Poisoned in the DRC, he had to take refuge in Paris. Last April, the researcher received a curious message: an adviser to President Félix Tshisekedi sent him a screenshot of his business card, then announced that the Head of State was ready to send him a private jet to bring him back. in the country… Africa does not want to miss the chance of artemisia. Lucile Cornet-Vernet wrote a letter to around twenty ministers of health on March 20, suggesting that they “carry out additional studies to confirm the effectiveness of this plant”.

A month later, Andry Rajoelina, President of Madagascar, announces the distribution of artemisia to its people. On April 30, while Professor Seeberger is waiting in Potsdam for news of his cell tests, African presidents meeting in videoconference are already debating the generalization of “Covid-Organics”, the term coined by the Madagascan president to designate the herbal tea. artemisia. While they do not yet have scientific proof, they all share the conviction that it is no coincidence that countries affected by malaria seem spared from Covid-19. Same “coincidence” in Southeast Asia. Due to treatment, the number of patients with malaria in the Mekong region fell by 95% between 2010 and 2018, and Vietnam then had no victims of Covid-19.

Professor Didier Raoult foresaw: the African continent could be spared, due, among other things, to the consumption of antimalarial treatments. Argument used at the time by Donald Trump: “It’s because people are taking chloroquine,” he trumpeted at a press conference. He does not know that chloroquine has long been scarcely prescribed for malaria. Forty-five years after the fall of Saigon, artemisia won this war against chloroquine. Will it be tough enough to wipe out the Covid-19? On Wednesday June 24, a big step was taken with the announcement of Professor Seeberger. Now that the effectiveness of the miracle plant has been proven in the lab, it remains to be proven in Vivo, therefore in the human body. The answer in a few months.

Vanessa Boy-Landry Report

IMPORTANT NOTICE

QUE DIT L’OMS

La maladie à coronavirus 2019 (COVID-19) est une ‎maladie infectieuse due à un coronavirus découvert ‎récemment. ‎La majorité des personnes atteintes de la COVID-19 ‎ne ressentiront que des symptômes bénins ou ‎modérés et guériront sans traitement particulier.


PropagationLe virus qui entraîne la COVID-19 se transmet ‎principalement par des gouttelettes produites ‎lorsqu’une personne infectée tousse, éternue, ou ‎lors d’une expiration. Ces gouttelettes sont trop ‎lourdes pour rester dans l’air et tombent ‎rapidement sur le sol ou sur toute surface proche.‎Vous pouvez être infecté en respirant le virus, si ‎vous êtes à proximité d’une personne malade, ou en ‎touchant une surface contaminée puis vos yeux, ‎votre nez ou votre bouche.‎

ABOUT WHO

Coronavirus disease 2019 (COVID-19) is an infectious disease caused by a recently discovered coronavirus.
The majority of people with COVID-19 will only experience mild or moderate symptoms and will recover without special treatment.


The virus that causes COVID-19 is spread primarily through droplets produced when an infected person coughs, sneezes, or breathes out. These droplets are too heavy to stay in the air and fall quickly to the ground or any nearby surface.
You can get infected by breathing in the virus, if you are near a sick person, or by touching a contaminated surface and then your eyes, nose or mouth.

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Published by MI CASA IJEN

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